Mardi 12 août 2008
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Les plus grands auteurs, de La Fontaine à Aragon, ont signé des textes coquins. Mais le génie réside-t-il dans l'audace des descriptions ou dans l'art de l'ellipse ?
« Profitez du moment... prenez, lisez, ne craignez rien »
: l'incitation à lire
Les Bijoux indiscrets que fait Diderot à sa dédicataire, Zima, vaudrait-elle pour l'érotisme en littérature ? S'instruire innocemment, se délecter des débauches
venues du fond des âges, se réjouir d'indécentes descriptions, voire se cultiver en mettant du cœur à la lecture de livres d'un genre littéraire incontournable : la littérature érotique, qui met le
corps en texte, autorise toutes les options. Personne ne songe plus aujourd'hui à bouder les plaisirs du boudoir. Chroniques galantes et chevauchées nocturnes peuplent les anthologies ; et aux
rayonnages des librairies, il serait regrettable de détourner les yeux de ces seins que l'on ne saurait voir.
« La littérature romanesque n'est-elle pas dès l'origine la zone franche de la
littérature - comme le sexe est la zone franche du corps ? », écrit Patrick Wald Lasowski, dans Le Grand Dérèglement, en évoquant le roman libertin du XVIII
e siècle, où l'on forçait
les lignes comme on y forçait les chambres, où l'on éperonnait l'intérêt des lecteurs en contant les amours scandaleuses de Versailles. La question de la distinction entre érotisme et pornographie
n'était pas essentielle. Par un langage subtil, le fossé entre licence tolérable et indécence proscrite était aisément franchissable. (...)
source: télérama.fr
Par J&N
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